Robert Aubin
La carrière de Robert Aubin suit un parcours singulier, fruit de nombreuses rencontres et de quelques formations académiques. Ainsi, contrairement à la majorité des artistes, tout le préparait à prendre une autre voie dans sa vie.
Âgé de neuf ans, alors que la musique américaine baigne son milieu familial, c’est la musique sacrée qui lui révèle sa sensibilité. Au contact de Mgr. Claude Thompson, directeur musical des Petits Chanteurs de Trois-Rivières, s’amorce alors sa formation de chanteur. Quelques années de piano avec les Thompson, père et fils, lui permettront, plus tard, d’accompagner ses élèves sans qu’il prétende le moins du monde au titre de pianiste.
À l’aube de la vingtaine, alors qu’il prépare des études supérieures en géographie, une passion naît chez lui pour les petits ensembles vocaux. Depuis, il s’implique dans de nombreuses formations tels: Le Quartet, Les Folyriques, Opus-3, et Trois Quatre, la toute dernière.
Il lui faudra deux années de travail à temps plein comme géographe pour réaliser que la musique doit occuper une place prédominante dans sa vie. De retour à l’université, il complète cette fois-ci un baccalauréat en musique, interprétation chant, dans la classe de Mme Céline Dussault. Avec cette dernière, il assure, quelques années plus tard, la mise sur pied et la direction musicale de L’Atelier Lyrique de l’Espace Mobile.
En 1986, le Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières lui offre un poste d’enseignant en musique qu’il occupe toujours. Harmonies, stage band et comédies musicales sont les projets qui, chaque année, comblent sa tâche.
Souhaitant parfaire ses connaissances et sa technique en direction d’orchestre et de chorales, il renoue avec M. Jacques Lacombe au moment où celui-ci enseigne à l’université du Québec à Trois-Rivières. Cette rencontre se conclut par une participation au concours de chef apprenti du Québec. C’est cependant comme chef de chœur qu’il se démarque le plus avec, notamment, les Gospangels, La boîte vocale, L’accroche-cœur, Le chœur de Kassa et avec des classes de maîtres qu’il prodigue à différents chœurs et à l’Alliance des chorales du Québec.
De son passage à l’International de l’art vocal de Trois-Rivières, comme membre du conseil d’administration et comme directeur artistique, on retient entre autres l’organisation du concours national des petits ensembles vocaux et quelques années plus tard, la mise sur pied d’un festival de théâtre de rue pour de petits ensembles vocaux. Il organise et participe également à de nombreuses classes de maîtres données par mesdames Claudine Côté, Chantal Masson, Karen Young, Nathalie Choquette, par La Bande Magnétique, etc.
En 1994-95, il accepte une charge de cours à l’université du Québec à Trois-Rivières, pour diriger et encadrer des petits ensembles vocaux.
Membre de l’Union des Artistes, il poursuit également une carrière de choriste professionnel avec l’ensemble Vocalys, dirigé par M. Raymond Perrin. On a pu l’entendre également dans plusieurs spectacles de tournée tels ceux de Sarah Brightman, d’Helmut Lotti, de Rick Wakemen et de David Palmer. Il a participé à quelques enregistrements dont les disques de Dan Bigras, de Lulu Hughes et de Fabiola Toupin.
Enfin, comme soliste, il partage plutôt la scène populaire avec des musiciens et des chanteurs de sa région. On a pu l’entendre notamment en compagnie de Fabiola Toupin, de Julie Massicotte, de Robert St-Laurent ainsi que de Breen LeBoeuf.
Reconnu pour ses qualités d’organisateur et de rassembleur, Robert Aubin sait créer des ponts entre les secteurs artistiques. Il n’est donc pas surprenant de le retrouver au conseil d’administration du théâtre l’Eskabel où il partage de nombreux projets avec Jacques Crête.
Enfin, si on pouvait avoir accès à son cerveau, nous découvririons une mine de projets en gestation. Trois Quatre y prend une place importante, c’est vrai, mais nous devrions également le voir se projeter dans quelques aventures solos.
Robert aime :
Procrastiner, voyager et revenir à la maison, les projets d’équipe, le bon vin, Guitar hero, le cinéma, le théâtre, les musées, les spas. les amitiés sincères, la musique, mes filles, "Les fleurs du mal" et l’automne.
Robert n’aime pas :
Le téléphone, les 5 dernières minutes avant un show, les champignons et les tomates, la piquette, les jeux vidéos, conduire une voiture, les piscines, les imbéciles heureux, les maths, le stress, les comptes, l’hiver et April Wine.
Cette semaine, Robert vous dit :
Trois Quatre ?
Cette semaine, Robert écoute :
Tous ses vieux vinyles (surtout des années 70) qu'ils redécouvrent grâce au ménage de boîtes!